Tout sur la fertilité

La stérilité et l'infertilité "L'infertilité masculine"

La fertilité masculine est moins compliquée que la fertilité féminine étant donné que l'homme a moins de responsabilité à assumer dans le processus reproductif et ses différentes étapes. Pour l'essentiel, la fertilité masculine dépend en grande partie des facteurs suivants :

  • l'état des spermatozoïdes,
  • le nombre de spermatozoïdes,
  • leur morphologie et leur motilité.

À savoir.

« L'andrologie » est à 'homme ce qu'est la «gynécologie » à la femme. En tant que laboratoire de reproduction assistée, Ginefiv dispose des techniques les plus avancées en matière de diagnostic andrologique.

sterilité et l'ínfertilité

Quelles sont les principales causes de l'infertilité masculine ?

  • Une production de sperme déficiente : Quatre-vingt-dix pour cent des problèmes de fertilité masculine sont provoqués par une incapacité à produire des spermatozoïdes en quantité suffisante. Ce phénomène est appelé azoospermie lorsqu'il n'existe pas de production de spermatozoïdes, tandis que l'oligospermie est diagnostiquée lorsqu'il existe une production de spermatozoïdes mais que celle-ci est très faible.

    Il faut tenir compte du fait qu'une faible production de spermatozoïdes ne signifie pas forcément qu'un homme est infertile. Si les spermatozoïdes qui sont produits sont sains, bien formés et mobiles, il existe une réelle possibilité de parvenir à une grossesse puisqu'il suffit que l'un d'entre eux parvienne à féconder l'ovule de la femme.

    Dans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmontDans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmonté par microchirurgie grâce à l'extraction chirurgicale des spermatozoïdes directement depuis les testicules à travers un processus appelé TESA, pour qu'ils puissent ensuite féconder de manière artificielle les ovules en laboratoire de fécondation in Vitro qui utilisera pour cela la méthode dénommée ICSI (ou micro-injection spermatique)

  • La varicocèle :nnaissent des problèmes de fertilité souffrent souvent d'une infection au niveau de leurs organes reproducteurs. La présence d'anticorps antispermatiques qui attaquent et détruisent les spermatozoïdes indiquent généralement la présence d'une infection. La plus commune, mais aussi la plus grave d'entre elles, étant la Chlamydiae trachomatis. Ces infections sont dues à des maladies sexuellement transmissibles et peuvent, chez l'homme, endommager l'épididyme et le canal déférent. Ces infections sont généralement traitées par des antibiotiques.
  • L'obstruction canalaire :Il s'agit d'une obstruction ou d'une détérioration des conduits spermatiques généralement due à une maladie sexuellement transmissible, une infection ou une anomalie congénitale.
  • Le dysfonctionnement éjaculatoire : Ces troubles se caractérisent par l'incapacité de l'homme à parvenir à éjaculer dans le vagin au cours de l'acte sexuel. L'impuissance ou l'incapacité de l'homme à maintenir une érection durant le coït, peut avoir pour origine un régime trop riche en matières grasses (dépôts de graisse qui bouchent les artères du pénis), la prise de médicaments destinés à traiter une tension élevée ou encore un problème neurologique lié au diabète.
  • Autres troubles : L'infertilité masculine peut être également due à d'autres facteurs parmi lesquels le développement anormal ou des testicules détériorés (liés à des problèmes endocriniens ou à une inflammation), des troubles des glandes accessoires, des troubles du coït, une exposition au diéthylstilboestrol (DES), œstrogène synthétique utilisé entre les années 1950 et 1960 et à l'origine de kystes dans le tractus reproducteur masculin, testicules non descendus.

L'analyse du sperme

A. Tests de diagnostic de routine

  • Spermogramme : Le spermogramme a pour objectif d'évaluer les paramètres de l'éjaculat obtenu par masturbation. Ces paramètres sont établis à deux niveaux : macroscopique et microscopique. Les paramètres macroscopiques sont : l'aspect, la liquéfaction, la viscosité, le Ph, le volume et la couleur. Les paramètres microscopiques sont : la concentration et le nombre total de spermatozoïdes, leur mobilité et leur vitalité, la morphologie spermatique et la présence d'agglutinants (anticorps antispermatozoïdes)

    En 1980, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élaboré un manuel fixant des directives en matière d'analyse du liquide séminal et a établi des critères de normalité. Ce manuel a été révisé en 1999 puis de nouveau mis à jour en 2002 par la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie (ESHRE). Ces valeurs sont ´résumées dans le tableau suivant :

    Il faut cependant noter que ces données ne signifient pas que les couples ne répondant pas à ces critères ne pourront pas procréer mais simplement que les possibilités de grossesse sont, dans ce cas, plus réduites.

  • Test de survie : Le test de survie ou de capacité spermatique évalue, au-delà des paramètres déjà cités à propos du spermogramme, la survie du sperme et le mouvement des spermatozoïdes mis en culture après avoir été évalués. De plus, on évaluera la présence ou l'absence de contamination bactérienne dans le prélèvement sélectionné.

    En quoi consiste le test de capacité du sperme ?

    La capacité du sperme correspond aux changements physiologiques subis par un spermatozoïde pour lui permettre d'acquérir la capacité de féconder un ovule. Les spermatozoïdes acquièrent cette capacité fécondante dans l'appareil reproducteur féminin lorsqu'ils traversent le mucus cervical. On peut parvenir à provoquer de manière artificielle cette capacité fécondante du spermatozoïde en laboratoire grâce à deux techniques : le swim-up et les gradients de densité. Ces techniques permettent de séparer les spermatozoïdes du liquide séminal et de sélectionner ainsi ceux présentant le meilleur aspect morphologique et les plus grandes capacités de mouvements. Le résultat obtenu à travers ce test de capacité, après application de ces techniques, est appelé REM (récupération des spermatozoïdes mobiles) dont l'unité de mesure est le nombre de spermatozoïdes mobiles rectilignes par millilitre d'éjaculat.

A. Tests de diagnostics avancés

  • Test de fragmentation : Ce test analyse les ruptures ou les lésions du matériel génétique du spermatozoïde. Plus le nombre de ruptures sera important plus le pronostic de grossesse sera négatif. Ce traitement est notamment recommandé parce que l'ADN des spermatozoïdes a tendance à se fragmenter après leur sortie du testicule au moment de leur passage dans l'épididyme où ils sont stockés en attendant l'éjaculation. Il est indiqué dans les cas suivants :
    • Faible taux de fécondation, embryons de mauvaise qualité, échec répété de grossesse, fausse couche à répétition.
    • La varicocèle.
    • Infections génito-urinaires.
    • Personnes de plus de 45 ans, fumeurs, exposition à des produits toxiques.
    • Fumeurs et personnes exposées à des produits toxiques.
    • Expositions à des températures élevées (fièvre).

    Lorsque les résultats du test de fragmentation de l'ADN spermatique ne sont pas bons, la Fécondation in Vitro sera de préférence réalisée en utilisant des spermatozoïdes testiculaires au lieu de spermatozoïdes issus d'un éjaculat. Pour cela il conviendra d'appliquer la technique appelée TESE ou TESA qui consiste à aspirer légèrement les spermatozoïdes directement dans le testicule.

  • Analyse FISH des spermatozoïdes N'importe quelle cellule somatique (non reproductive) du corps humain comporte 23 paires de chromosomes, autrement dit, 2 exemplaires de chaque chromosome. En revanche, le matériel chromosomique normal des gamètes humains (spermatozoïdes et ovules) ne doit comporter que 23 chromosomes, soit, un seul exemplaire de chaque chromosome. Le FISH (Hybridation fluorescente in situ) dans les spermatozoïdes permet d'étudier le nombre de chromosomes contenus dans les spermatozoïdes issu d'un prélèvement de sperme, en nous informant s'ils sont pourvus du bon matériel chromosomique et en évaluant, au cours d'un conseil génétique, le risque de transmission de ces anomalies à la descendance. Le principal inconvénient de cette analyse est que, en cas d’oligo-astenozoospermie sévère, elle est difficile à réaliser en raison de la faible concentration spermatique. Ce test est indiqué dans les cas suivants :
    • Échecs d'implantation.
    • Fausses couches à répétition.
    • Grossesse antérieure avec chromosomopathie.
    • Patients soumis à chimio ou radiothérapie.
    • Patients souffrant d'oligo ou de terato-astenozoospermie sévère.
  • Analyse de la méiose : La méiose est le processus à travers lequel les cellules mères des spermatozoïdes (ou spermatogonies) réduisent leur matériel chromosomique de la moitié ; autrement dit, elles passent de 46 à 23 chromosomes, nombre de chromosomes dont est doté chaque spermatozoïde. Si un problème intervient au cours de ce processus, le nombre de chromosomes pourrait s'avérer supérieur ou inférieur à ce qu'il devrait être et l'embryon issu de cette phase être porteur d'une anomalie qui empêchera la grossesse, provoquera une fausse couche durant le premier trimestre ou aboutira à la naissance d'un enfant porteur d'une anomalie quelconque. L'inconvénient de cette étude est qu'elle est menée sur des spermatozoïdes obtenus par biopsie testiculaire.
  • Microdélétions du chromosome Y : il est prouvé que la spermatogénèse est contrôlée par certain gènes situés dans la région euchromatique du bras long du chromosome Y. Des microdélétions dans ces régions, divisées en trois locus qui ne se chevauchent pas, comme les régions AZFa, AZFb, AZFc sont associées à des azoospermies et à des oligozoospermies sévères. Le coût de cette technique, ses limites et le fait que la fréquence de ce phénomène chez des hommes connaissant des problèmes d'infertilité est estimée à 7%, constituent autant de facteurs qui remettent en question son utilisation comme méthode de diagnostic dans le cas d'un patient recourant à une Fécondation in Vitro. De plus, les informations obtenues à travers cette technique ne nous permettent pas de modifier les actions à mettre en place mais sert uniquement à expliquer la cause de l'azoospermie ou de la cryptozoospermie.
  • Tests microbiologiques : Lorsqu'un diagnostic clinique laisse entrevoir une infection de la voie séminale ou du conduit urinaire, la spermoculture nous permet de confirmer l'infection, de déterminer le germe responsable et d'établir le traitement applicable. Dans tous les cas, il doit s'agir là d'une exploration de routine dans la mesure où l'on trouve souvent des infections provoquées par des mycoplasmes et des chlamydiae ainsi que par des bactéries non spécifiques qui jouent un rôle controversé dans le processus de fertilité. Ces bactéries se fixent souvent sur les membranes de la tête et du segment intermédiaire du spermatozoïde, et pourraient perturber sa motilité, ou modifier l'intégrité du matériel génétique de sa tête.
  • Anticorps antispermatozoïdes (AAS) : Il s'agit là d'un phénomène assez rare (seuls 4% des hommes parmi les couples stériles), qui est lié directement à la stérilité même si on n'a pas la preuve que son traitement permet d'améliorer la fertilité. Les anticorps type IgA de la partie sécrétoire se joignent au mucus cervical, et ainsi, la présence à la fois d’IgA et de spermatozoïdes entraîne une réduction de la capacité de ces derniers à pénétrer dans le mucus cervical. Les méthodes utilisées pour analyser l'AAS dans le spermogramme sont le MAR Test et l'Inmunobead test (IBT).

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